Appel pour le 9 mars 2016

lien PDF du tract:  9 mars : Grève générale !

GREVE GENERALE
CONTRE LA CASSE DU DROIT DU TRAVAIL !

 « Vous avez fait du Code du travail le bouc émissaire de votre incapacité à créer de l’emploi et fait de son démantèlement l’objet même de votre politique. »

François Hollande à l’encontre de Dominique de Villepin à propos du CPE, le 21 février 2006

Depuis 2012, le gouvernement PS a réussi ce que la droite n’osait plus tenter : des réformes frontales de casse sociale en règle. La « gauche » et la « droite » ne sont que les deux facettes de la même classe bourgeoise offensive, et il faut bien prendre en compte l’ampleur de l’attaque via le projet de loi El Khomri.

 Des augmentations du temps de travail et des baisses de salaires décidés par simples accords d’entreprise et au détriment des conventions collectives. Des semaines de 40 heures pour les apprenti.e.s. Des licenciements encore plus arbitraires grâce à la réforme du licenciement économique et au plafonnement des indemnités. La journée de travail de 12 heures…

 C’est une totale impunité dans l’exploitation des salarié.e.s. La loi El Khomri est scandaleuse, et sa logique est claire : elle autorise le patronat à fixer unilatéralement ses propres conditions en exploitant encore plus les salarié.e.s. L’employeur se retrouve avec les pleins pouvoirs, et les travailleur.se.s voient des décennies de lutte sociale s’écrouler. C’est un véritable retour au 19e siècle !

 Hier le CPE, aujourd’hui El Khomri, demain…?

 10 ans après le CPE, la loi El Khomri représente la plus violente attaque menée par le Capital depuis l’après-guerre. Quand, dans le même temps, les luttes des travailleur.se.s sont criminalisées (on pense aux huit de Goodyear, aux salariés licenciés d’Air France, etc.) et le régime d’assurance chômage est pointé du doigt, cette loi se pose comme le fer de lance d’une guerre dont l’ennemi est désormais le droit du travail et les protections minimum garanties aux travailleur.se.s sans emploi. Elle s’inscrit dans une offensive structurelle et programmée sur le long terme, qui cherche à nous soumettre aux modalités du capitalisme. Cette loi à la fois s’inscrit dans la continuité d’une longue série d’attaques et, de par sa violence, annonce une nouvelle vague de casse sociale généralisée et inédite. Il n’est pas possible de combattre la loi El Khomri sans s’attaquer à l’ordre économique et politique qui la rend nécessaire. Le capitalisme n’est pas en crise, il est la crise. C’est l’organisation sociale basée sur l’antagonisme de classe : ce que le discours dominant nomme « crise économique », c’est quand le Capital agresse ; ce qu’il nomme « crise sociale », c’est lorsque le Travail mène la bagarre. Nous ne vaincrons pas cette loi sans vaincre le capitalisme.

 Face à cela, l’intersyndicale s’est réunie le 23 février… pour décider de se réunir à nouveau. Dans un souci de compromis unitaire, la CGT s’est pliée à la mollesse complice de la CFDT : pour l’heure, l’intersyndicale demande un « amendement » du projet de loi au lieu d’exiger son retrait pur et simple. Rappelons que pour la journée de grève nationale du 26 janvier, la CFDT a appelé à ne pas faire grève ni participer aux manifestations, et a rédigé un communiqué « Rien à gagner, tout à perdre » (sic!).
Contre cette inertie collaboratrice de l’intersyndicale, la contestation sociale s’organise : les appels sauvages à la grève générale se sont multipliés en masse sur les réseaux sociaux pour le 9 mars – jour où le projet de loi était censé être discuté à l’Assemblée Nationale. Le mouvement s’est vu renforcé par les critiques de certaines fédérations de la CGT à l’encontre de leur propre centrale, qui a fini par se rallier à l’appel du 9 mars. La Fédération du Commerce et les syndicats de transports (SNCF et RATP) ont également rejoint le mouvement. Les organisations lycéennes et étudiantes commencent à leur
emboîter le pas.

 En réaction à ces appels, Manuel Valls a décidé de reporter la présentation du projet de loi à l’Assemblée Nationale au 24 mars. Entre-temps, il doit rencontrer l’intersyndicale. La temporisation est un moyen finaud de calmer la colère sociale et de noyer le mouvement pour faire acter la loi par la suite.

Mais nous ne sommes pas dupes ! Il est impératif de profiter de ce délai pour nous organiser et créer un mouvement d’ampleur au plus vite !

Nous appelons à faire grève et à descendre dans la rue le 9 mars et les jours suivants. Organisons des Assemblées Générales dans nos lycées, dans nos universités et dans nos lieux de travail. Paralysons l’économie et occupons la rue. Il y a tout juste 10 ans, au printemps 2006 éclatait le mouvement dit « anti-CPE ». Il s’agit de remettre ça et de lancer la contre-offensive !

 

AG 10h au Patio à l’Université le 9 mars
TOUS.TES EN GREVE ET DANS LA
RUE LE 9 MARS 2016 !
RDV 13H PLACE KLEBER

MAR1

– Mouvement Anarchiste Révolutionnaire –

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